Avec le psychologue

Pourquoi consulter?

Car il est possible de remédier au mal-être, aux tensions, à la souffrance ou autres manifestations gênantes. Et parce que :

  • Conduire ou accepter son changement seul n’est pas facile, même si on souhaite évoluer
  • Malgré la volonté, le temps… certaines gènes perdurent ou s’amplifient
  • Ces dernières nous rendent moins disponibles pour nos proches, au travail, nous bloquent au quotidien, etc.
  • Les ouvrages seuls ne permettent pas de progrès profonds et durables
  • La démocratisation des apports de la psychologie n’en fait plus un domaine réservé
  • Tout le monde peut aspirer à un mieux-être ou au bonheur
  • En rester au niveau de conscience que l’on a, ne fait pas évoluer la situation

La rencontre avec le psychologue permet de faire évoluer sa situation, de créer une nouvelle dynamique, de:

  • Trouver un apaisement face à ses tensions ou sa souffrance
  • Sortir de l’impasse, de répétitions d’expériences douloureuses
  • Faire évoluer sa façon de ressentir ou d’agir
  • Mieux identifier et gérer ses émotions, ses besoins, etc.
  • Prendre du recul ou y voir plus clair
  • Développer la connaissance de ses freins ou stratégies contre-productives
  • Explorer et développer ses ressources, son potentiel
  • Prendre des décisions
  • Dépasser des difficultés relationnelles, dans l’intimité, le couple, au travail…
  • Améliorer sa confiance en soi, etc.

Par contre rencontrer un psychologue demande aussi d’affronter la peur du changement, même si on sait que c’est ainsi que la situation évolue.

On peut obtenir un soulagement de ce qui trouble sa vie personnelle ou professionnelle :

  • Stress, anxiété
  • Sentiment d’oppression ou de perte de ses moyens, d’attaques de paniques, de peurs diverses
  • Perte des envies, des plaisirs
  • Fatigue chronique
  • Difficultés à travailler, se concentrer, ou d’ordre scolaire
  • Tristesse inexplicable ou chronique ou débordante
  • Insomnies ou hypersomnies
  • Variations de l’humeur
  • Irritabilité, agressivité
  • Dépression, idées suicidaires
  • Sentiment de ralentissement, de lenteur, inhabituels
  • Emoussement affectif
  • Repli sur soi, inhibition, timidité
  • Phobies
  • Sentiment de culpabilité
  • Auto-mutilations (scarifications, brûlures…)
  • Hyperactivité
  • Conduites de dépendance envahissante (alcool, sexe, cannabis, internet…)
  • Troubles alimentaires (boulimie, anorexie…)
  • Troubles obsessionnels compulsifs (TOC de rangement, vérifications…)
  • Troubles somatiques dont la cause organique n’est pas trouvée (céphalées, malaises physiques, nausées, troubles de la sensorialité, algies -douleurs-, spasmes…

Comment ça se passe ?

Se retrouver dans un cadre bienveillant et sans jugement

Psychologue-Annecy-est libérateur et ouvre de nouvelles perspectives. Dans cet espace rassurant les mots et affects deviennent moins pesants. Cela permet de mieux vivre un événement, de faire évoluer sa situation et de dépasser des blocages. De nouveaux espaces vont se libérer pour des affects plus positifs et de nouvelles prises de conscience. De nouvelles manières de penser, d’agir, de vivre, vont pouvoir être expérimentées. Le soutien du psychologue permet ainsi d’identifier les freins et leviers du changement, d’explorer de nouvelles ressources, une nouvelle dynamique.

Investir ses mots, s’investir soi-même, c’est commencer à se donner de la considération, donc augmenter son estime. Se réapproprier son parcours et son discours permet de faire des choix éclairés, puis de devenir acteur de sa vie, de ses relations. Tout ceci diminue les tensions et augmente notamment la confiance en soi.

Expérimenter un échange unique
Les consultations sont basées sur l’échange et ont lieu en face à face. Le psychologue n’ayant pas, contrairement aux idées reçues, qu’une fonction d’écoute.
Il ne s’agit toutefois pas non plus d’une conversation entre amis. La relation empathique mais aussi professionnelle vise d’autres objectifs et utilise d’autres moyens que la relation amicale.

Une approche et des méthodes personnalisées

L’approche est adaptée en fonction des objectifs et besoins propres à chacun.
L’expérience est parfois nouvelle de donner de la place à son vécu, à ses affects ou à ses réflexions, dans le sens de l’approche humaniste centrée sur la personne de Carl Rogers.

Dans certaines situations il peut être utile de revenir sur le passé, les causes de certaines difficultés parfois inconscientes dans une dynamique plus psychanalytique (dans le sens de Sigmund Freud, ou Lacan). Mais l’accent peut être porté uniquement sur la situation présente si cela est déjà fertile.

Certains apprécient une approche différente, cognitive et comportementale, visant à identifier et dépasser ses freins, à remanier ses pensées et comportements pour accélérer le changement (les « T.C.C », thérapies cognitives et comportementales).

Le recours au Focusing et à son approche psycho-corporelle (comme le préconise Engene Gendlin) peut venir compléter l’influence de la logique et de l’analyse pour développer une meilleure écoute de ses sensations, de ses émotions.

D’autres bénéficient d’une approche aidant à libérer son enfant ou ses dictateurs intérieurs, à identifier les différentes parts agissantes en soi, comme dans le dialogue intérieur (dans le sens de Hal et Sidra Stone).

Le soutien peut être temporaire ou de plus longue durée.
Le psychologue considère chaque être humain dans ce qu’il a d’unique, il intègre sa richesse globale, son parcours individuel et culturel, son vécu, etc.

Informations pratiques sur les entretiens et leurs tarifs

  • Durée entre 3/4 d’heure et 1 heure.
  • En moyenne une fois par semaine, pendant au moins plusieurs mois.
  • Accompagnement plus approfondi si est bénéfique
  • Tarif : 55 € sauf exception.
  • Remboursement partiel par certaines mutuelles, particulièrement enseignantes ou suisses, mais pas de prises en charge par la sécurité sociale (malgré le diplôme d’Etat).

Entretiens adaptés aux personnes à mobilité réduite

Des séances à distance peuvent être aménagées. Une ou deux rencontres de visu sont d’abord prévues. Si le psychologue se déplace, un montant forfaitaire est demandé. Une connexion internet avec caméra est préférable par la suite, mais le téléphone reste pertinent.

Pour toute personne souhaitant
Rencontrer la psychologue pour bénéficier d’un espace propice au dépassement de difficultés d’ordre professionnel ou personnel :

  • Stress (suivre le lien pour l’évaluer), anxiété, angoisse…
  • Fatigue chronique
  • Burn Out (ex. des soignants – cliquer pour l’évaluer)
  • Dépression, déprime, tristesse inexplicable, idées suicidaires
  • Difficultés à travailler, se concentrer, ou d’ordre scolaire
  • Manque de confiance en soi
  • Mal être, souffrance, gêne chronique ou par crise
  • Insomnies ou hypersomnies
  • Difficultés relationnelles, instabilité, irritabilité, dépendance, repli sur soi, inhibition, timidité, émoussement affectif, etc.
  • Autour de la grossesse, de la parentalité, de l’éducation
  • Prise de décision
  • Orientation ou réorientation
  • Surmonter un événement: nouvelles responsabilités, licenciement, rupture, traumatisme, deuil, maladie, harcèlement, autre événement significatif
  • Manque de motivation, de plaisir, d’envies
  • Couple, sexualité
  • Peur de l’abandon, du jugement, de la mort, de devenir fou
  • Sentiment de culpabilité, d’indifférence, de vide
  • Phobies
  • Sentiment de ralentissement, lenteur, inhabituels
  • Variations de l’humeur
  • Sortir d’une impasse, d’expériences, schémas, ressentis… douloureux et parfois répétitifs
  • Auto-mutilations (scarifications, brûlures…)
  • Hyperactivité
  • Conduites de dépendance envahissante (alcool, sexe, cannabis, internet…)
  • Troubles alimentaires (anorexie, boulimie…)
  • Troubles somatiques dont la cause organique n’est pas trouvée (céphalées, malaises physiques, nausées, troubles de la sensorialité, algies -douleurs-, spasmes…).
  • TOC
  • etc.

Quand consulter?

C’est le moment dès lors qu’on a besoin de trouver enfin l’équilibre, d’être plus épanoui, de sortir de l’isolement, de retrouver son fonctionnement « habituel » ou de se sentir mieux. Inutile d’attendre des situations trop difficiles, des « crises ».

Il peut y avoir urgence en cas :

  • de danger pour soi-même ou les autres
  • d’idées suicidaires qui se précisent

Dans ces cas, contactez votre généraliste, un numéro d’écoute téléphonique, voire le SAMU au 15. En cas de risque vital le milieu médical peut apporter une réponse en urgence.

Pas besoin de consulter le généraliste au préalable. Il suffit d’avoir à soulager une gène :

  • modérée ou majeure
  • déterminée par un événement mais aussi sans cause déterminée
  • envahissante ou invalidante (au niveau affectif, intellectuel, image, contrôle de soi…), ou encore
  • présente depuis longtemps, diffuse,
  • et/ou s’exprimant par crises.

Demander dès à présent conseil et soutien pour son proche

Lorsqu’un de vos proches a une perception de la réalité – telle que perçue habituellement par autrui – profondément altérée au point qu’il n’ait pas conscience de ses troubles et que cela se manifeste par un délire, un isolement total par rapport au monde extérieur, un comportement excessivement agressif… demandez alors conseil à votre généraliste ou à un psychologue ou psychiatre.

Ce sont parfois les proches qui peuvent réagir en premier lieu pour protéger une personne en danger ou la conduire à l’hôpital. L’entourage de personnes en difficultés peut souvent également avoir besoin de soutien.

Partager un fardeau avec quelqu’un de compétent en allège le poids et
constitue un des pas les plus importants sur la voie du mieux-être auquel tout le monde a droit.

Lequel consulter?

 

La souffrance psychologique trouve un apaisement chez le psychologue tout comme la souffrance physique chez le médecin. Mais comment faire son choix parmi les différents « psys », les différentes méthodes? Comment s’orienter vers quelqu’un de compétent et de confiance ? Voici quelques repères et définitions.

Le psychologue aide à faire évoluer sa situation en proposant un espace bienveillant, de liberté et de nouveauté. Il offre un temps d’écoute et d’échange permettant de manière unique d’investir ses propres émotions et réflexions pour se recentrer. Cette considération et cette exploration de nouvelles perspectives et ressources va améliorer la confiance en soi. L’échange permet aussi de prendre du recul, d’apaiser les tensions et de retrouver des projets d’avenir, des envies, etc.

Au-delà des écoles d’où viennent les professionnels, choisir quelqu’un de bienveillant, de respectueux, favorisant le discernement et l’autonomie de la personne qui le consulte.

Le psychologue a suivi des études de psychologie qui durent 5 ans en France et qui sont validées par un diplôme d’Etat. La psychologie est une discipline rigoureuse qui vise le mieux-être de l’être humain en s’intéressant à la compréhension de son fonctionnement psychique et aux difficultés qu’il rencontre. Elle s’exerce dans le cadre et le respect du code de déontologie des psychologues qui offre des garanties. Dans la pratique, l’accompagnement psychologique, basé principalement sur des entretiens, peut être tourné vers une meilleure compréhension de soi-même ou simplement une meilleure adaptation de son comportement et de ses ressources. La référence au passé comme dans la psychanalyse et comme outil de compréhension de l’origine des troubles, se fait si cela s’avère éclairant. Le psychologue est également psychothérapeute dans la mesure où il utilise différentes méthodes psychothérapeutiques selon les besoins. Pour plus de précisions sur notre méthode, suivre le menu « comment? ».

Le psychiatre a suivi des études de médecine et peut prescrire des médicaments pour soigner des troubles éventuellement graves. Dans tous les cas, cette prescription, tout comme celle faite par le généraliste, ne supprime pas la nécessité et les avantages d’un accompagnement psychologique afin de faire évoluer la situation de manière active et durable. Cet accompagnement peut être fait par certains psychiatres qui peuvent eux aussi utiliser des méthodes d’entretien. Le psychiatre est remboursé, mais pensez à vérifier les dépassements d’honoraires. La formation du psychologue se distingue notamment car elle vise la compréhension du fonctionnement psychique.

Le psychanalyste a suivi une formation en psychanalyse, il applique donc les principes de S. Freud., en se référant notamment, comme peut le faire le psychologue, à l‘existence de l’inconscient et à l’origine des troubles dans l’enfance. Cette formation n’est pas validée par un diplôme. L’exercice de la psychanalyse n’est pas contrôlé sauf si le psychanalyste est un psychologue ou un psychiatre. Le psychologue utilise donc certains de ces principes quand cela est opportun.

Le psychothérapeute est d’origine diverse, c’est pourquoi une certaine confusion ou méfiance (notamment de la part des gouvernants luttant contre les phénomènes sectaires), peut se focaliser autour de lui. Il peut aussi bien avoir suivi une formation de 3 jours que de 3 mois. Il n’est régi par aucun code de déontologie et n’a pas reçu de formation d’Etat, à la différence du psychologue ou du médecin. Il peut utiliser des techniques diverses qui ne sont pas nécessairement farfelues, même sans être reconnues. Mais si une personne vous laisse croire à une résorption quasi immédiate, comme magique, de vos difficultés, si elle nuit finalement à votre libre arbitre, cela pose évidemment question. Donc en l’absence de contrôle officiel, restez attentif et informez-vous.

Le psychologue se rapproche donc uniquement sur certains points du psychiatre, du psychothérapeute et du psychanalyste, tant au niveau de la formation que de ses modalités d’intervention. Les projets de réglementation envisagent d’exiger le titre de psychologue ou de médecin pour pouvoir exercer les fonctions de « psy », ce qui permettrait une meilleure transparence en homogénéisant la profession et en écartant les formations non reconnues.

Code de déontologie des psychologues de mars 1996

Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l’action des psychologues.
Les psychologues sont tenus par le secret professionnel.

PREAMBULE

L’usage professionnel du titre de psychologue est défini par l’article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 complété par l’article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui fait obligation aux psychologues de s’inscrire sur les listes ADELI.

Le présent Code de déontologie est destiné à servir de règle aux personnes titulaires du titre de psychologue, quels que soient leur mode et leur cadre d’exercice, y compris leurs activités d’enseignement et de recherche. Il engage aussi toutes les personnes, dont les enseignants-chercheurs en psychologie (16ème section du Conseil National des Universités), qui contribuent à la formation initiale et continue des psychologues. Le respect de ces règles protège le public des mésusages de la psychologie et l’utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s’emploient à le faire connaître et à s’y référer. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres.

PRINCIPES GENERAUX

La complexité des situations psychologiques s’oppose à l’application automatique de règles. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l’observance des grands principes suivants :

Principe 1 : Respect des droits de la personne

Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il s’attache à respecter l’autonomie d’autrui et en particulier ses possibilités d’information, sa liberté de jugement et de décision. Il favorise l’accès direct et libre de toute personne au psychologue de son choix. Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Il préserve la vie privée et l’intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

Principe 2 : Compétence

Le psychologue tient sa compétence :
- de connaissances théoriques et méthodologiques acquises dans les conditions définies par la loi relative à l’usage professionnel du titre de psychologue ;
- de la réactualisation régulière de ses connaissances ;
- de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.

Principe 3 : Responsabilité et autonomie

Outre ses responsabilités civiles et pénales, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Dans le cadre de sa compétence professionnelle, le psychologue décide et répond personnellement du choix et de l’application des méthodes et techniques qu’il conçoit et met en œuvre et des avis qu’il formule. Il peut remplir différentes missions et fonctions : il est de sa responsabilité de les distinguer et de les faire distinguer.

Principe 4 : Rigueur

Les modes d’intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l’objet d’une explicitation raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur construction. Le psychologue est conscient des nécessaires limites de son travail.

Principe 5 : Intégrité et probité

Le psychologue a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.

Principe 6 : Respect du but assigné

Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. En construisant son intervention dans le respect du but assigné, le psychologue prend notamment en considération les utilisations qui pourraient en être faites par des tiers.

TITRE 1 : L’EXERCICE PROFESSIONNEL

CHAPITRE I
DEFINITION DE LA PROFESSION

Article 1 : Le psychologue exerce différentes fonctions à titre libéral, salarié du secteur public, associatif ou privé. Lorsque les activités du psychologue sont exercées du fait de sa qualification, le psychologue fait état de son titre.

Article 2 : La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur les composantes psychologiques des individus considérés isolément ou collectivement et situés dans leur contexte.

Article 3 : Ses interventions en situation individuelle, groupale ou institutionnelle relèvent d’une diversité de pratiques telles que l’accompagnement psychologique, le conseil, l’enseignement de la psychologie, l’évaluation, l’expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, le travail institutionnel. Ses méthodes sont diverses et adaptées à ses objectifs. Son principal outil est l’entretien.

CHAPITRE II
LES CONDITIONS DE L’EXERCICE DE LA PROFESSION

Article 4 : Qu’il travaille seul ou en équipe, le psychologue fait respecter la spécificité de sa démarche et de ses méthodes. Il respecte celles des autres professionnels.

Article 5 : Le psychologue accepte les missions qu’il estime compatibles avec ses fonctions et ses compétences.

Article 6 : Quand des demandes ne relèvent pas de sa compétence, il oriente les personnes vers les professionnels susceptibles de répondre aux questions ou aux situations qui lui ont été soumises.

Article 7 : Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le cadre d’exercice.

Article 8 : Lorsque le psychologue participe à des réunions pluri-professionnelles ayant pour objet l’examen de personnes ou de situations, il restreint les informations qu’il échange à celles qui sont nécessaires à la finalité professionnelle. Il s’efforce, en tenant compte du contexte, d’informer au préalable les personnes concernées de sa participation à ces réunions.

Article 9 : Avant toute intervention, le psychologue s’assure du consentement libre et éclairé de ceux qui le consultent ou qui participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il a donc l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de son intervention, et des éventuels destinataires de ses conclusions.

Article 10 : Le psychologue peut recevoir à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi en tenant compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Article 11 : L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs ou de majeurs protégés proposés par le psychologue requièrent outre le consentement éclairé de la personne, ou au moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l’autorité parentale ou des représentants légaux.

Article 12 : Lorsque l’intervention se déroule dans un cadre de contrainte ou lorsque les capacités de discernement de la personne sont altérées, le psychologue s’efforce de réunir les conditions d’une relation respectueuse de la dimension psychique du sujet.

Article 13  : Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Son évaluation ne peut cependant porter que sur des personnes ou des situations qu’il a pu examiner lui-même.

Article 14 : Dans toutes les situations d’évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue informe les personnes concernées de leur droit à demander une contre évaluation.

Article 15 : Le psychologue n’use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’aliénation économique, affective ou sexuelle d’autrui.

Article 16 : Le psychologue présente ses conclusions de façon claire et compréhensible aux intéressés.

Article 17 : Lorsque les conclusions du psychologue sont transmises à un tiers, elles répondent avec prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire. La transmission à un tiers requiert l’assentiment de l’intéressé ou une information préalable de celui-ci.

Article 18 : Le psychologue n’engage pas d’intervention ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il est personnellement lié. Dans une situation de conflits d’intérêts, le psychologue a l’obligation de se récuser.

Article 19 : Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d’un tiers, le psychologue évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel et d’assistance à personne en péril. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.

Article 20 : Les documents émanant d’un psychologue sont datés, portent son nom, son numéro ADELI, l’identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l’objet de son écrit et sa signature. Seul le psychologue auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.

Article 21 : Le psychologue doit pouvoir disposer sur le lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable, de locaux adéquats pour préserver la confidentialité, de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.

Article 22 : Dans le cas où le psychologue est empêché ou prévoit d’interrompre son activité, il prend, avec l’accord des personnes concernées, les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle puisse être assurée.

CHAPITRE III
LES MODALITES TECHNIQUES DE L’EXERCICE PROFESSIONNEL

Article 23 : La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques employées. Elle est indissociable d’une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces techniques.

Article 24 : Les techniques utilisées par le psychologue à des fins d’évaluation, de diagnostic, d’orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées et sont actualisées.

Article 25 : Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il prend en compte les processus évolutifs de la personne. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives concernant les ressources psychologiques et psychosociales des individus ou des groupes.

Article 26 : Le psychologue recueille, traite, classe, archive, conserve les informations et les données afférentes à son activité selon les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il en est de même pour les notes qu’il peut être amené à prendre au cours de sa pratique professionnelle. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat.

Article 27 : Le psychologue privilégie la rencontre effective sur toute autre forme de communication à distance et ce quelle que soit la technologie de communication employée. Le psychologue utilisant différents moyens télématiques (téléphone, ordinateur, messagerie instantanée, cybercaméra) et du fait de la nature virtuelle de la communication, explique la nature et les conditions de ses interventions, sa spécificité de psychologue et ses limites.

Article 28 : Le psychologue exerçant en libéral fixe librement ses honoraires, informe ses clients de leur montant dès le premier entretien et s’assure de leur accord.

CHAPITRE IV
LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES PAIRS

Article 29 : Le psychologue soutient ses pairs dans l’exercice de leur profession et dans l’application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et d’aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.

Article 30 : Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu’elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n’exclut pas la critique argumentée.

Article 31 : Lorsque plusieurs psychologues interviennent dans un même lieu professionnel ou auprès de la même personne, ils se concertent pour préciser le cadre et l’articulation de leurs interventions.

CHAPITRE V
LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE

Article 32  : Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.

Article 33 : Le psychologue fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des méthodes et techniques psychologiques qu’il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur utilisation et instrumentalisation par des non psychologues. Il se montre vigilant quant aux conditions de sa participation à tout message diffusé publiquement.

TITRE II
LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES

Article 34  : L’enseignement de la psychologie respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :
- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants en psychologie dès le début de leurs études ;
- fournissent les références des textes législatifs et réglementaires en vigueur ;
- s’assurent que se développe la réflexion sur les questions éthiques et déontologiques liées aux différentes pratiques : enseignement, formation, pratique professionnelle, recherche.

Article 35  : Le psychologue enseignant la psychologie ne participe qu’à des formations offrant des garanties scientifiques sur leurs finalités et leurs moyens.

Article 36 : Les formateurs ne tiennent pas les étudiants pour des patients ou des clients. Ils ont pour seule mission de les former professionnellement, sans exercer sur eux une quelconque pression.

Article 37 : L’enseignement présente les différents champs d’étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l’endoctrinement et le sectarisme.

Article 38 : L’enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.

Article 39 : Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l’évaluation des personnes et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans le choix des outils, leur maniement – prudence, vérification – et leur utilisation – secret professionnel et confidentialité -. Les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et de l’intégrité des personnes présentées.

Article 40 : Les formateurs, tant universitaires que praticiens, veillent à ce que leurs pratiques, de même que les exigences universitaires – mémoires de recherche, stages, recrutement de participants, présentation de cas, jurys d’examens, etc. – soient conformes à la déontologie des psychologues. Les formateurs qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Les dispositions encadrant les stages et les modalités de la formation professionnelle (chartes, conventions) ne doivent pas contrevenir aux dispositions du présent Code.

Article 41 : Le psychologue enseignant la psychologie n’accepte aucune rémunération de la part d’une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction. Il n’exige pas des étudiants leur participation à d’autres activités, payantes ou non, lorsque celles-ci ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.

Article 42  : L’évaluation tient compte des règles de validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale selon les modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l’Université, sur les capacités critiques et d’autoévaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.

Article 43 : Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 40, 41 et 42 du présent Code.

TITRE III
LA RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE

Article 44  : La recherche en psychologie vise à acquérir des connaissances de portée générale et à contribuer si possible à l’amélioration de la condition humaine. Toutes les recherches ne sont pas possibles ni moralement acceptables. Le savoir psychologique n’est pas neutre. La recherche en psychologie implique le plus souvent la participation de sujets humains dont il faut respecter la liberté et l’autonomie, et éclairer le consentement. Le chercheur protège les données recueillies et n’oublie pas que ses conclusions comportent le risque d’être détournées de leur but.

Article 45 : Le chercheur ne réalise une recherche qu’après avoir acquis une connaissance approfondie de la littérature scientifique existant à son sujet, formulé des hypothèses explicites et choisi une méthodologie permettant de les éprouver. Cette méthodologie doit être communicable et reproductible.

Article 46 : Préalablement à toute recherche, le chercheur étudie, évalue les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées dans ou par la recherche. Les personnes doivent également savoir qu’elles gardent leur liberté de participer ou non et peuvent en faire usage à tout moment sans que cela puisse avoir sur elles quelque conséquence que ce soit. Les participants doivent exprimer leur accord explicite, autant que possible sous forme écrite.

Article 47 : Préalablement à leur participation à la recherche, les personnes sollicitées doivent exprimer leur consentement libre et éclairé. L’information doit être faite de façon intelligible et porter sur les objectifs et la procédure de la recherche et sur tous les aspects susceptibles d’influencer leur consentement.

Article 48 : Si, pour des motifs de validité scientifique et de stricte nécessité méthodologique, la personne ne peut être entièrement informée des objectifs de la recherche, il est admis que son information préalable soit incomplète ou comporte des éléments volontairement erronés. Cette exception à la règle du consentement éclairé doit être strictement réservée aux situations dans lesquelles une information complète risquerait de fausser les résultats et de ce fait de remettre en cause la recherche. Les informations cachées ou erronées ne doivent jamais porter sur des aspects qui seraient susceptibles d’influencer l’acceptation à participer. Au terme de la recherche, une information complète devra être fournie à la personne qui pourra alors décider de se retirer de la recherche et exiger que les données la concernant soient détruites.

Article 49 : Lorsque les personnes ne sont pas en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé (mineurs, majeurs protégés ou personnes vulnérables), le chercheur doit obtenir l’autorisation écrite d’une personne légalement autorisée à la donner. Y compris dans ces situations, le chercheur doit consulter la personne qui se prête à la recherche et rechercher son adhésion en lui fournissant des explications appropriées de manière à recueillir son assentiment dans des conditions optimales.

Article 50 : Avant toute participation, le chercheur s’engage vis-à-vis du sujet à assurer la confidentialité des données recueillies. Celles-ci sont strictement en rapport avec l’objectif poursuivi. Toutefois, le chercheur peut être amené à livrer à un professionnel compétent toute information qu’il jugerait utile à la protection de la personne concernée.

Article 51 : Le sujet participant à une recherche a le droit d’être informé des résultats de cette recherche. Cette information lui est proposée par le chercheur.

Article 52 : Le chercheur a le devoir d’informer le public des connaissances acquises sans omettre de rester prudent dans ses conclusions. Il veille à ce que ses comptes rendus ne soient pas travestis ou utilisés dans des développements contraires aux principes éthiques.

Article 53  : Le chercheur veille à analyser les effets de ses interventions sur les personnes qui s’y sont prêtées. Il s’enquiert de la façon dont la recherche a été vécue. Il s’efforce de remédier aux inconvénients ou aux effets éventuellement néfastes qu’aurait pu entraîner sa recherche.

Article 54 : Lorsque des chercheurs et/ou des étudiants engagés dans une formation qui a cet objectif participent à une recherche, les bases de leur collaboration doivent être préalablement explicitées ainsi que les modalités de leur participation aux éventuelles publications à hauteur de leur contribution au travail collectif.

Article 55 : Lorsqu’il agit en tant qu’expert (rapports pour publication scientifique, autorisation à soutenir thèse ou mémoire, évaluation à la demande d’organisme de recherche…) le chercheur est tenu de garder secrets les projets et les idées dont il a pris connaissance dans l’exercice de sa fonction d’expertise. Il ne peut en aucun cas en tirer profit pour lui-même.